Mireille Bossy, qui êtes vous ?

« Je suis née de parents agriculteurs qui ont ouvert, pour aider l’équilibre toujours fragile de l’exploitation, une ferme auberge. A 70 ans passés, ils sont toujours au boulot… Petite, avec mon frère ainé et ma soeur, ils nous encourageaient à bien travailler à l’école. Mais les dimanches et la vacances on connaissait pas. On n’est jamais de trop pour tailler la vigne, ou aider aux abricots, ou pour cueillir fèves, haricots et autres artichauts. Le type d’exploitation chez mon père, dans le Vaucluse, est le même qu’ici. L’agriculture, c’est un combat de vie, ou chaque saison est incertaine. Sensibilisée depuis toujours c’est aussi pour ça qu’à Prades, je cassais l’agenda pour apporter l’aide que je pouvais dès qu’un agriculteur en avait besoin. J’ai fait des études et je suis devenue Docteur Vétérinaire, parce que mon père avait des animaux et que les soins coûtaient cher. Au fond de moi c’était ma façon d’aider la famille. Mais on a du emprunter pour que je puisse poursuivre après le Bac… Alors, pour pouvoir rembourser je suis devenue vétérinaire dans le public. A 25 ans, j’ai pris les jobs de cadre dont personne ne voulait. J’ai débuté aux abattoirs… » Son père est fier de ce parcours. On a interrogé Jean Bossy, en train de réparer son tracteur « Des abattoirs à la préfectorale ma fille sait ce que c’est le sens du travail. C’est la valeur première transmise à nos trois enfants, comme le font les agriculteurs catalans et de partout. En catalan vous dites « Sem gens de la terre ». Elle ne risque pas d’oublier d’où elle vient même dans les plus hautes fonctions. Elle n’était pas une Sous Préfète comme les autres. Ne cherchez pas plus loin la raison. Elle sera une député ancrée au sol »

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